Nouvelle-Calédonie / Faits Divers - Article du 11.03.2002

  Un plongeur dévoré par un requin à Lifou ?

A moins d’un miracle, on ne retrouvera vraisemblablement jamais vivant Yves Koidrin, 44 ans, disparu dimanche 3 mars au cours d’une partie de chasse sous-marine au large de Lifou. On ne retrouvera sans doute pas non plus son corps. Un fusil sous-marin, une ceinture de plomb encore fermée, un slip et un short de bain déchiré par des trous en arc de cercle, caractéristiques des morsures de requin, c’est tout ce qui a été retrouvé de lui, samedi matin au large du récif, par des habitants de la tribu de Dozip où il résidait. A la demande du parquet de Nouméa, ces quelques effets vont être rendus à la famille du disparu.
Alerte tardive
Que s’est-il passé dimanche 3 mars ? Yves Koidrin, comme souvent, va chasser avec son fusil harpon près du récif qui ceinture la mer sur la côte est de Lifou. Il ne revient pas. Mais ce n’est que mercredi 6 mars que les gendarmes de Wé sont avertis par la sœur du disparu. Diverses recherches sont menées. Sur les plages, au pied des falaises, en mer. Les enquêteurs s’assurent même auprès de l’aéroport que le plongeur n’a pas pu quitter l’île. Les habitants de la tribu de Dozip mènent également leurs propres recherches. Et ce sont eux qui, samedi matin, presqu’une semaine après sa disparition, découvrent le fusil, la ceinture de plomb et les restes de vêtements du chasseur.
Pas de trace du corps
Ces différents objets sont récupérés les uns à côté des autres, à l’extérieur du récif, côté grand large donc. En revanche, aucun reste de corps humain proprement dit n’a été retrouvé à proximité du récif. Yves Koidrin a-t-il été attaqué vivant par un requin pendant qu’il pêchait ? A-t-il été victime d’un malaise ou d’un accident d’apnée au cours de sa plongée, avant que son corps sans vie ne devienne la proie des squales ? Nul ne le saura sans doute jamais.

Ph.F.


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